Ce site est né d'un besoin profond qui a pris forme en mai 2025, à l'aube de mes 70 ans : celui de tisser la partition visible entre deux forces jumelles structurant mon existence.
D'un côté, quarante-deux années d'un engagement professionnel intense sur trois continents, dans la banque, la finance, l'industrie, la représentation du secteur privé et la fonction publique internationale. Une trajectoire guidée par l'innovation et le désir constant de me réinventer. L'optimisation et la recherche de résultats significatifs furent le fil rouge de cette quête de progrès.
De l'autre, la respiration constante de la musique, ce langage universel qui a rythmé mon parcours en trois mouvements distincts :
Cette dualité se déploie en une composition organique où chaque thème appelle le suivant :
Enfance → Études → Mon meilleur ami → Mon épouse → Mes amitiés → Ma carrière → La
musique et moi.
Ce site porte le nom d'Annick, mon épouse bien-aimée, partie il y a quinze ans après trente- cinq années de duos improvisés sous les pluies de tendresse. Les saisons de ma vie continuent de résonner de sa présence, de son amour inaltérable qui traverse le temps comme un adagio éternel. lesaisonsdannick.com, ce sont mes saisons nourries de son souvenir, mais aussi les siennes qui se perpétuent à travers cette aventure éditoriale. Une façon de faire d'elle la muse discrète de cette nouvelle partition de ma vie.
Mes parents, véritables chefs d'orchestre de mon cœur, ont dirigé une mélodie d'amour
inconditionnel. Mes frères et sœurs, complices de mes premiers pas, furent les instruments
d'un allegro fraternel. Deux d'entre eux, étoiles filantes dont la lumière persiste au firmament
de ma mémoire, y scintillent d'une tendresse éternelle. De cette harmonie primordiale a germé
la confiance, basse continue invisible qui soutient l'édifice de mon être, nourrissant même
l'arbre blessé pour qu'il puisse à nouveau vibrer sous le soleil de la vie.
« Cette confiance fut le diapason de tous mes combats. »
Des maîtres exigeants du Cameroun aux académies françaises accueillantes, leurs savoirs
furent des clés de cristal ouvrant les portails de la compréhension. Ils m'ont légué le devoir
sacré de devenir à mon tour un passeur de lumière, offrant à d'autres âmes altérées de
connaissance la partition pour s'épanouir.
« Chaque leçon, un accord ; chaque livre, une portée où s'écrivait l'avenir. »
Lui, le rêveur spirituel aux envolées lyriques ; moi, le pragmatique obstiné ancré dans le
tempo de la réalité. Nos rires complices traversent les décennies tel un puissant pizzicato, une
mélodie fraternelle intemporelle qui tisse sa basse profonde dans l'harmonie de mon parcours.
« Une amitié, un trésor, une porte ouverte sur la vie, un symbole de la force et de la beauté
d'un lien sincère. »
« Cultiver l'amour même lorsque les cieux déversent leurs larmes », murmurait la douce
cadence de son cœur. Trente-cinq ans de duos où chaque regard fut une note, chaque épreuve
un crescendo partagé. Son souvenir inaltérable résonne comme un adagio éternel, promesse
de tendresse infinie gravée à jamais dans les sillons de mon âme.
« Elle, l'architecte aux doigts de fée. Moi, le maçon appliqué. Et chaque épreuve, un sillon où
a germé notre résilience »
Ces âmes croisées au Cameroun, à travers l'Afrique, ou lors des conférences internationales
du Travail de l'OIT, tribune unique où gouvernements, employeurs et travailleurs de près de
200 pays composent une polyphonie humaine au-delà des frontières. Leurs partages furent des
accords vibrants ; leurs lumières, des phares éclairant ma traversée.
« Une inestimable polyphonie humaine. »
Des usines camerounaises, théâtres de labeur et d'espoirs, aux scènes feutrées des
négociations du BIT, où les silences entre les mots résonnaient aussi fort que les discours.
Quarante-deux années à défendre la partition complexe de l'entreprise et la voix de ceux qui
l'interprètent. J'y ai appris à déchiffrer les silences éloquents des ouvriers, les non-dits des
diplomates, les audaces des chefs d'entreprise... Une symphonie où chaque pupitre, même le
plus discret, contribue à l'harmonie d'ensemble.
« Cette écoute deviendra ma grille de lecture du monde, clé de voûte de l'Observatoire. »
Elle sculpte nos manques en contrepoint poignant, métamorphose les deuils en balades
douces-amères. Avec elle, je danse dans l'instant comme un jazzman libérant son âme,
improvisant la mélodie de sa vérité.
« L'art de transformer l'éphémère en éternel, le chaos en harmonie, le silence en symphonie.
»
Cette fenêtre ouverte sur la musique prend la forme d’un site « debabluzmusic.com » intégré
au site. Je ne m’y limiterai pas à partager mes chansons. Je souhaite en faire un espace où je
mêlerai mes souvenirs et réflexions sur la musique.
Ce mouvement final prend la forme d'un blog intégré au site via. Bien plus qu'un blog,
l'Observatoire est une vigie africaine sur les tumultes et les espérances de l'actualité politique,
économique et sociale. Un dialogue construit avec ceux qui, comme moi, croient en la
puissance des idées et des solidarités. J'y déchiffre les silences éloquents entre les nouvelles
fracassantes, les dissonances stridentes des conflits. Je m'y attache avec une perspective
résolument africaine, pour une Afrique, non pas repliée, mais ouverte et lucide, nourrie de
cette longue traversée des réalités du continent et de ses dialogues avec le reste du globe.
« Transcender le passé colonial d'une Afrique qui se décide à composer sa fugue :
souveraine, pragmatique, libérée des partitions imposées. »